17juin 2018

Deux roues à louer

Comme la coupe du monde a commencé certains ont sûrement besoin d'un peu d'exercice pour dépenser le gras accumulé par les chips et autres cochonneries. Ça tombe bien, en faisant de l'ordre sur mon disque dur je suis tombé sur une série de photos de ces vélos partagés. C'est parti pour un peu d’exercice!

J'en avais déjà brièvement parlé en septembre 2016 (dans cet article) et depuis ça a fait pas mal couler d'encre (reportage de Raphaël Grand sur le sujet dispo ici) mais voici quand même une sélection de photos!

Le système est on ne peut plus simple même s'il faut quand même avoir un smartphone. Le coût est très abordable. Pour les utilisateurs fréquents il y a aussi la possibilité de prendre une sorte d'abonnement au mois. L'idée n'était certes pas vraiment nouvelle, la municipalité avait déjà installé des vélibs depuis quelques années, mais la grosse différence c'est qu'on peut garer où l'on souhaite ces nouveaux vélos partagés. C'est ce qui a expliqué le succès fulgurant. En gros n'importe où il y a un peu de va-et-vient, on peut facilement trouver un vélo à disposition. Par ex en bas des immeubles..

..ou aux sorties du métro:

J'avais fait une petite vidéo pour montrer le système l'année passée:

Le problème c'est qu'en Chine on a tendance à faire les choses en grand, très grand, surtout quand quelque chose marche bien. En moins de 2 mois la ville a été inondée par au moins une dizaine de compagnies et probablement plusieurs millions de vélo, posant des problèmes de logistique.

Et dire qu'à Zürich on râle pour la gigantesque invasion de 900 vélos ... :-P Les autorités ont toutefois assez rapidement réagi et des zones où le parking est interdit ont été définies. En soit on peut toujours laisser le vélo où on le souhaite mais vu que la position du vélo est suivie par l'application laisser le vélo dans une zone interdite enlève des points du compte (avec des pénalités quand on perd trop de points).

La lutte entre les compagnies a été sauvage. Si j'ai bien compris toutes tournaient plus ou moins à perte dans le but de gagner le marché et récupérer avec une marge ensuite via des investissements extérieurs. Avec des coups bas. Par exemple lors de l'arrivée dans un certain quartier des Bluegogo, les pneus des vélos d'autres marques étaient curieusement quasiment tous crevés... Certaines zones sont aussi devenues des cimetières pour deux roues:

Après il y a le manque de civilité de certaines personnes. La première génération de ces vélos ayant le même code pour déverrouiller le cadenas, certains radins allaient jusqu'à mettre leur propre cadenas dessus le vélo. Et bien sûr ceux qui laissent les vélos n'importe où...

...mais parfois vraiment n'importe où...

Bon l'avantage c'est qu'avec tout ces vélos à disposition on n'a plus vraiment besoin d'avoir peur de se faire voler le sien:

(non ce n'est pas mon vélo, mais bon il pourrait quand même le cadenasser ailleurs)

Deux ans se sont écoulés depuis et la situation s'est désormais calmée. C'est devenu une part du quotidien et les prix ont légèrement augmentés mais la gestion est un peu moins chaotique. On peut voir régulièrement des employés des compagnies déambuler pour aligner les vélos correctement ou embarquer ceux qu'il faut réparer. Les vélos évoluent gentiment par contre aucune compagnie ne propose de vélo équipé pour l'été:

Et si vraiment pour les plus flemmards il reste le bus, même si je ne sais pas quelle est la station terminus de celui-ci dent1

Bonne semaine et on se retrouve d'ici quelques jours pour une série de photos/vidéos privées donc bippez-moi si depuis le temps vous avez perdu le mot de passe!

Nico

un commentaire

1. Le jeudi, juin 21 2018, 01:02 par macchu Pichu

Petit souvenir.

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